En voici de bonnes nouvelles !

 

Bien heureuse de vous écrire aujourd’hui ! Cela fait à peine dix jours que je ronge mon frein dans mon appartement et que je tourne en rond à trouver une solution pour repartir sur de bonnes bases au plus vite. André Gide nous a pourtant dit : « Il n'y a pas de problèmes ; il n'y a que des solutions. L'esprit de l'homme invente ensuite le problème. Il voit des problèmes partout. » Et il a raison. J’ai donc trouvé DES solutions.

Dès que j’ai su que mon « relogement » sur la commune de Boissezon n’était pas réellement envisageable dans les conditions que la mairie me proposait, j’ai arpenté les rues de Castres, relevé les numéros des locaux vacants pouvant m’intéresser. Puis j’ai contacté ces messieurs-dames afin de visiter chacun des lieux. Castres est une ville magnifique, dont certaines rues se meurent. Comme tous les centres villes de ce gabarit, il se dépeuple. La faute à qui ? On tire sur les mairies, on tire sur les promoteurs, on tire sur les grandes enseignes, mais le problème ne serait-il pas ailleurs ? En posant cette question, je soulève un vaste problème et les réponses sont aussi diverses que notre façon de consommer ou nos façons d’agir. Toujours est-il qu’aujourd’hui, une des raisons que j’ai pu trouver, c’est que les propriétaires immobiliers de locaux commerciaux sont pour certains très gourmands (dans un monde économique où les charges externes tuent les petites entreprises), pour d’autres totalement inintéressés. C’est-à-dire ? Simplement, certains de mes appels datant de début septembre sont toujours sans réponse, et les locaux toujours vides…

Heureusement pour moi, j’ai croisé le chemin de personnes sensées, intelligentes et surtout ouvertes. Mes pas m’ont assez rapidement portée jusqu’aux portes de la mairie de Castres. Et si la ville avait, tout comme l’Office Public de HLM, un ensemble de locaux commerciaux ? Et s’il y en avait un de vacant qui pouvait me convenir ? Poussons la porte à la rencontre des responsables de l’ensemble immobilier communal. Après une prise de contact et un entretien téléphonique, j’envoie un courrier à la mairie pour faire une proposition pour un local avec logement : l’idéal pour moi, ainsi mes nombreuses insomnies pourront être constructives et créatives. Une petite semaine pour avoir un courrier réponse et un appel pour un rendez-vous. La visite se fait dans une très bonne ambiance, et se conclut de façon plutôt positive pour moi. Mais les jours passent, le mois de septembre déroule son tapis automnal jusqu’à la frange, et toujours pas de nouvelles. Toujours pas de local. L’absence de mon compagnon d’infortune (Yvon Jamard) me bloque sur l’expo de la MJC et me ralentit dans la recherche active de ce futur atelier. Premier week-end d’octobre, je décroche pour l’un et pour l’autre, et au 3 je me retrouve enfermée dans les murs de mon appartement sans la possibilité de travailler sereinement. Je retourne dehors, visite encore la ville, lève encore les yeux sur des lieux oubliés, isolés, abandonnés. Finalement, le 10 je reprends contact avec la mairie. L’affaire se fera, mais pas dans l’immédiat, les machines administratives sont lourdes à bouger et chaque service a son quota d’affaires à régler. Je ne serai pas en place pour les fêtes de Noël. Mes pensées ne font qu’un tour : impossible de rester à attendre que tout se décante. Alors j’ai recommencé à traîner dans les rues castraises. Au diable les propriétaires qui ne donnent pas signe de vie, me voilà obligée de pousser la porte d’agences immobilières.  Les réponses sont ahurissantes pour la majorité d’entre elles : nous n’avons pas de locaux commerciaux sur Castres ! Oui. Plusieurs agences m’ont de suite fermé la porte en m’annonçant la couleur. Comment ça ? Pas de locaux commerciaux sur cette ville alors que le centre de l’écusson compte par dizaines les boutiques fermées !? Cherchant toujours une solution et commençant à me préparer à passer une annonce dans les journaux et sur Internet, je pousse la porte d’une dernière agence. Dernière sur mon chemin de retour, dernière de la journée de mardi. Et là, je suis reçue par le responsable qui par chance (et oui) est amateur de photographie et a suivi mes péripéties dans les journaux. La presse locale (La Dépêche, Le Tarn Libre, Le Journal D’ici) a couvert l’événement pendant plusieurs semaines. Après plus d’une heure de discussion, il se propose d’essayer de me trouver une solution. Il pense à un local fermé depuis plus d’un an qui pourrait convenir. C’est ainsi que mercredi matin il me téléphone pour m’annoncer la bonne nouvelle : la propriétaire accepte ma demande. À moi maintenant de voir le local et décider s’il peut convenir. Visite programmée pour ce matin même.

J’ai donc le plaisir de vous annoncer qu’à partir du 1er novembre vous me trouverez sur Castres, aux abords de la place de l’Albinque, tout près du collège Jean Jaurès, au numéro 2 de la rue du Gazel. J’ai une petite quinzaine pour aménager le lieu et lui donner une allure qui me correspondra.

Je tiens donc à remercier Régis Beaussant de l’agence Locaprom pour sa compréhension et sa célérité à m’apporter une solution.

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May 5, 2019

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